“Quand je reviens là, j’ai l’impression de revenir d’une galère et que je suis enfin chez moi.”
Alain, 67 ans
Et si la Seine n’était pas le fleuve auquel on pense, aux premiers abords ? Et si la Seine était un lieu de détente, voire même un espace de réflexion ? Là où le temps passe différemment. Où, assis au bord des berges, les problèmes quotidiens s’évaporent, le temps d’un instant. Depuis sa naissance, Alain a toujours vécu à l’île Saint-Denis. Un amour inconditionnel pour cette île nous rappelant celui de Romain Gary, à l’égard de sa mère. Son refuge ? La Seine, l’eau. Prendre le temps, gamberger, s’apaiser…
Mais plus qu’un simple refuge, la Seine est la madeleine de Proust d’Alain. Connu de toutes et de tous dans les rues de l’île, Alain a grandi à la cité Maurice Thorez, située à deux pas des berges de Seine, là où le temps dure longtemps. Plus qu’un fleuve, la Seine a quelque chose de thérapeutique à ses yeux, voire même poétique. Optimiste, Alain espère dans un futur proche que l’image du fleuve changera dans l’imaginaire collectif, notamment chez les plus jeunes, pour qui “le bord de Seine, c’est fait pour faire des barbecues”, principalement.
